Alternance, les maîtres-mots pour les groupes locaux : complémentarité, fluidité et interconnaissance



Depuis 6 mois, les acteurs de l’orientation ont mis à plat les pratiques de leurs réseaux pour valoriser leurs actions et analyser les difficultés qu’ils rencontrent à développer davantage cette voie d’accès à la qualification. La connaissance partagée des publics a permis de pointer les pierres d’achoppement du dispositif.

 
L’âge et la maturité des jeunes concernés par l’apprentissage sont sources de difficultés, particulièrement pour les jeunes des territoires ruraux pour lesquels entreprise et CFA sont loin ; des abandons peuvent avoir pour cause l’autonomie des jeunes pour les actes de la vie courante, logement, transport. La relation avec l’entreprise, ses codes et ses attentes et ses modalités de recrutement, n’est pas facile pour des jeunes collégiens. Là encore, les modalités de découverte et d’intégration dans ce nouvel environnement sont à développer. Deux ou trois territoires lancent déjà des actions en directions des jeunes n’ayant pas trouvé d’employeurs en juillet ou septembre.

 

Être complémentaire pour être efficace

Plusieurs réseaux de l’Orientation sont mobilisés sur la rencontre avec les employeurs du territoire mais en ordre dispersé. Le groupe local est le lieu de synergie et de complémentarité entre eux et des chargés d’entreprises de ces réseaux se regroupent pour mutualiser leurs pratiques. Cela porte sur la prospection des entreprises du territoire ou l’échange de profils de candidats pour optimiser la recherche de leurs publics. Une action d’immersion auprès d’apprentis pour mieux connaître leur vie avant de s’engager dans cette voie est également envisagée.

 

Rendre fluide l’accès à l’apprentissage

Le partage d’un bilan des contrats signés et des ruptures de contrat faciliterait le suivi des publics orientés vers cette modalité de formation. L’accompagnement des jeunes sur tout le processus, en amont, pendant et en aval du contrat sécuriserait le parcours. Un sas entre le collège et l’entrée en apprentissage permettrait d’améliorer la qualité de l’intégration et la réussite du projet. Enfin, si la méconnaissance de l’entreprise est pointée comme un frein pour les jeunes, la méconnaissance des jeunes par les employeurs et tuteurs l’est également.
Ces quatre derniers points relèvent d’un travail partenarial large dont la portée est à l’échelle régionale.

 

L’interconnaissance et la communication, les moyens d’agir

Depuis la mise en place du schéma d’animation 2015-2017, les territoires organisent des actions de connaissance des métiers qui sont couplées avec des visites d’entreprises et de CFA. Cela complète les échanges qui ont lieu au cours des forums de l’alternance où CFA, Entreprises du territoire et acteurs du Spro sont représentés.

Les groupes locaux sont déjà fortement impliqués dans l’information des usagers. On peut citer les salons, forums, job datings, rendez-vous de l’alternance, toutes formes d’occasions de rencontres avec les publics pour présenter les dispositifs, les mettre en contact avec des entreprises ou étudier avec eux la faisabilité de leur projet de qualification par la voie de l’alternance. Récemment le numérique a fait son apparition avec le salon virtuel de l’apprentissage de Pôle emploi dont la portée est régionale.
En termes de valorisation de l’apprentissage, le site Apprentissage Pays de la Loire met en évidence les points forts du dispositif en matière d’aides pour le jeune et pour l’entreprise et la vidéothèque est un vecteur de communication positive sur l’alternance.

 

Pour en savoir plus

www.apprentissage-paysdelaloire.fr

  

Cariforef, juillet 2017