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Fiche métier technicien/ne de maintenance industrielle




Automobiles, robots, tracteurs, avions... les techniciens de maintenance industrielle travaillent sur les engins les plus divers. Leur devise : plutôt prévenir que guérir. Ils mettent tout en oeuvre pour éviter la panne.


Le technicien de maintenance industrielle occupe un poste clé dans toutes les entreprises industrielles et les sociétés spécialisées en maintenance. Son but : garantir la continuité de la production et fiabiliser les équipements par des examens réguliers. En cas de panne, il répare dans l'urgence. À l'aide de tests et de mesures, il établit un diagnostic et effectue les opérations qui s'imposent (changement d'une pièce défectueuse, modification des réglages...) puis remet la machine en service.

Tout déplier  

Anticiper la panne
Éviter la panne et l'interruption d'une production, c'est l'objectif prioritaire du technicien de maintenance industrielle, laquelle est essentiellement préventive. La moindre défaillance technique pouvant entraîner des coûts supplémentaires élevés, mieux vaut miser sur le contrôle, la surveillance et l'entretien régulier des équipements.
Dépanner
Si, malgré tout, une panne survient, il faut alors intervenir au plus vite. À l'aide de tests et de mesures, le technicien de maintenance établit un diagnostic et effectue les opérations qui s'imposent. C'est à lui que revient, le cas échéant, la tâche de changer une pièce défectueuse, de modifier des réglages, de corriger certaines données du programme informatique qui pilote les machines automatisées... et d'effectuer la remise en service.
Optimiser l'outil de production
Chercher à fiabiliser et améliorer l'outil de production : c'est aussi le rôle de ce technicien qui cherche par tous les moyens à réduire les coûts. Toujours à l'affût des évolutions technologiques, il conçoit et propose des solutions, en vue d'optimiser la sécurité et les performances des différents matériels et machines employés dans la chaîne de production.

Dans l'usine et les équipements
Le technicien de maintenance industrielle travaille essentiellement sur des installations de production en usine et sur des équipements de transport (automobile, aéronautique, ferroviaire, naval). Toujours en équipe, il est en liaison permanente avec les services internes de l'entreprise et les partenaires extérieurs.
Sur place ou à distance
Avec l'avènement de l'informatique industrielle, les conditions de travail ont beaucoup changé. On peut aujourd'hui préparer, voire anticiper un dépannage sans se déplacer : c'est la télémaintenance. Le diagnostic se fait alors à distance, par téléphone ou via Internet. En cas d'urgence, il faut être disponible et prêt à intervenir à tout moment. Attention aux horaires irréguliers : la panne n'attend pas.
Avec des outils informatiques
Le technicien de maintenance intervient également sur des équipements automatisés, en suivant les instructions d'une procédure point par point. Diagnostic par système expert interposé, gestion de la documentation ou des pièces de rechange... cet expert en MAO (maintenance assistée par ordinateur) bénéficie d'outils informatiques spécialisés (logiciels dédiés élaborés par le fournisseur du matériel) pour mener à bien son travail.

Les études, toute une palette de diplômes
Les formations en maintenance industrielle couvrent une large gamme de domaines techniques : mécanique, électricité-électronique, électrotechnique, hydraulique... Tour d'horizon :

Bac pro maintenance des équipements industriels (MEI) ou métiers de l'électricité et de ses environnements connectés .

Après un bac S ou un bac techno STI2D (développement durable), préparer en deux ans, un BTS ou un DUT est un choix plébiscité par les recruteurs. Quelques exemples : BTS Conception et réalisation de systèmes automatiques, BTS Maintenance des systèmes option A systèmes de production, BTS électrotechnique, DUT génie industriel et maintenance, DUT génie électrique et informatique industrielle...

Après un BTS ou un DUT, certaines licences pro sciences et technologies, orientées gestion de la production industrielle, permettent en un an, d'accéder à des postes de responsable en maintenance.

À retenir : la moitié des techniciens débutants ont un bac + 2, 16 %, un bac pro ou techno. 19 % des diplômés en maintenance, ont été formés par le biais de l'apprentissage.

Goût de la technique et curiosité
Les entreprises recherchent des professionnels ayant des connaissances techniques dans diverses disciplines : automatismes, mécanique, hydraulique, pneumatique, électricité industrielle, électronique et électrotechnique... Place aux profils curieux, toujours en quête des dernières technologies et prêts à se maintenir en permanence à niveau.
Bon sens de la communication
En maintenance, être un as de la technique ne suffit pas. Savoir informer est aussi une priorité. Être capable d'écouter, de dialoguer et de convaincre est un atout précieux pour un futur technicien de maintenance industrielle. Les entreprises ouvrent leurs portes à ceux qui aiment travailler en équipe, pour résoudre des problèmes complexes.
Savoir s'adapter
Aujourd'hui, les entreprises recherchent des professionnels flexibles, disponibles et prêts à se remettre en question, pour mieux évoluer. Tapis rouge aux techniciens pluritechniques capables de s'adapter sans cesse, aussi bien à de nouveaux matériels qu'à de nouvelles pannes. Profils routiniers s'abstenir !

Des besoins croissants
Indispensable dans tous les secteurs industriels (automobile, aéronautique, construction mécanique, transports, agroalimentaire, chimie, biomédical, nucléaire...), le domaine de la maintenance embauche. Les entreprises de production sont les principaux recruteurs, suivies des sociétés sous-traitantes. Près des deux tiers des offres sont en province.
Un large éventail de postes
Le technicien de maintenance peut occuper différents postes à l'intérieur d'une entreprise : responsable sécurité, responsable clientèle, études-développement, spécialiste en maintenance assistée par ordinateur... Certains secteurs (aéronautique, chaîne du froid) demandent des professionnels formés à des techniques spécifiques.
Des possibilités d'évolution
Deux impératifs pour évoluer dans la maintenance : être polyvalent et avoir acquis de l'expérience. Un technicien confirmé peut devenir chef d'équipe. Il peut aussi évoluer vers des postes de responsable en fabrication ou en qualité. Dans tous les cas, la formation continue est un atout de taille.
Salaire du débutant
2000 euros brut par mois.

Source : ONISEP