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Fiche métier ingénieur/e environnement




Faire respecter les normes environnementales au sein des entreprises ou des administrations, tout en préservant leur production et leur rentabilité, telle est la mission de l'ingénieur environnement. Grâce à lui, l'écologie entre dans l'entreprise.


L'ingénieur environnement étudie et mesure l'impact des méthodes de production de l'entreprise sur l'environnement. Il veille à l'application des normes et réglementations spécifiques et propose des solutions pour lutter contre les pollutions diverses (eau, air, bruit...), en tenant compte des contraintes économiques et sociales. Il peut travailler pour une collectivité territoriale, un bureau d'études, une association ou une entreprise.

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Étude et proposition
Après avoir mené une étude environnementale globale au sein de l'entreprise (traitement des déchets, nuisances sonores, économie d'énergie, pollution...) ou sur un point précis (maîtrise de la pollution de l'eau ou de l'air, par exemple), l'ingénieur environnement propose des solutions adaptées qui tiennent compte à la fois de la réglementation et des impératifs de productivité de l'entreprise. Il mesure régulièrement les progrès réalisés et adapte son plan en fonction des résultats obtenus et des objectifs fixés.
Information et négociation
L'ingénieur environnement doit faire passer ses mesures en interne en animant des réunions et un réseau de correspondants, en créant des outils d'information générale, mais aussi des procédures à suivre en cas de crise. Il représente son entreprise auprès des organismes officiels et établit les dossiers et les demandes spécifiques à son domaine, comme l'exploitation des eaux.
Veille permanente
Les réglementations françaises et européennes en matière d'environnement évoluent constamment. L'ingénieur doit maintenir ses connaissances à jour et, le cas échéant, faire évoluer l'entreprise pour qu'elle soit en adéquation avec les normes en vigueur.

Industrie ou conseil
L'ingénieur environnement peut travailler au sein des grands groupes chimiques, pétroliers ou agroalimentaires, qui, sous le poids de réglementations toujours plus contraignantes, développent leur département environnement. Le secteur industriel (bâtiment et travaux publics, automobile...) et particulièrement celui chargé du traitement des eaux ou des déchets sont très friands de jeunes diplômés, tout comme les bureaux d'études et de conseils spécialisés.
Tertiaire et secteur public
L'ingénieur environnement peut également exercer ses talents dans des associations de protection de l'environnement, des organismes professionnels agricoles ou des parcs naturels. Les établissements publics et la fonction publique font également appel à lui, tout comme les grands groupes du tertiaire, notamment les banques et les assurances.
En déplacement
Employé d'un grand groupe, l'ingénieur pourra être spécialisé sur un domaine précis (traitement des déchets, qualité de l'eau...), sous la houlette d'un directeur du développement. Il sera plus polyvalent dans une organisation plus petite où il pourra travailler seul. Pour tous, il faudra compter avec des déplacements pour rencontrer de nombreux interlocuteurs et aller convaincre sur l'ensemble des sites et dans tous les services de l'entreprise.

Pour devenir ingénieur environnement, il faut être titulaire d'un bac + 5 (diplôme d'ingénieur ou master). Les entreprises apprécient les doubles, voire les triples compétences (droit, économie et/ou santé) acquises à l'université par le biais de masters.

    Niveau bac + 5
  • Master dans les domaines de la biologie, de la chimie, des sciences de l'ingénieur...
  • Diplôme d'ingénieur avec une spécialisation en environnement
    Niveau bac + 6
  • Mastère spécialisé maîtrise et gestion des risques naturels, urbains et industriels ; écoconception et maîtrise des risques ; management de la qualité, de la sécurité et de l'environnement

Connaissances larges
L'ingénieur environnement dispose de compétences multiples : solides connaissances scientifiques et techniques, mais aussi maîtrise des réglementations et des normes en matière d'hygiène, de sécurité et d'environnement. En outre, il possède une bonne connaissance de l'activité et des contraintes de l'entreprise pour laquelle il travaille. Lorsqu'il exerce dans un grand groupe, l'ingénieur environnement doit également être à l'aise en anglais.
Sens de la communication
Fin négociateur, bon communicant et excellent pédagogue, il sait écouter et convaincre ses interlocuteurs pour leur faire accepter les changements qu'il juge nécessaires. Son sens du contact lui permet également de jouer un rôle d'interface entre les intérêts environnementaux et les objectifs de son employeur.
Adaptation
L'ingénieur environnement doit être capable de passer d'un sujet à l'autre (qualité de l'air, gestion des déchets...), voire d'une entreprise à l'autre s'il travaille en indépendant ou dans une société de conseils. Dans tous les cas, il est confronté à des interlocuteurs très différents (salariés, dirigeants, personnel administratif, fournisseurs...) avec lesquels il doit adapter son discours.

Un métier durable
Le développement durable s'inscrit au coeur des politiques environnementales et fait partie intégrante de notre économie, notamment depuis le " Grenelle de l'environnement ". Les ingénieurs environnement, au départ cantonnés dans les grands groupes industriels très polluants, se retrouvent désormais partout : dans le secteur public, le tertiaire ou les entreprises de taille plus modeste où ils peuvent également s'occuper de sécurité et de qualité. La complexité et la multiplication des réglementations spécifiques à l'environnement les rendent de plus en plus indispensables.
Des évolutions de carrière
Après quelques années d'expérience, les ingénieurs environnement peuvent accéder à la fonction de directeur environnement dans un grand groupe industriel ou commercial. Ils peuvent également devenir expertsk indépendants et monter leur cabinet spécialisé.
Salaire du débutant
Le salaire varie en fonction de la taille de l'entreprise, du secteur d'activité et de la formation suivie.

Source : ONISEP