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Fiche métier conseiller/ère d'insertion et de probation



Le conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation assure le suivi des personnes condamnées par la justice, que celles-ci soient emprisonnées ou en semi-liberté. Ses objectifs : veiller au respect des obligations et aider à la réinsertion.

Le CPIP (conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation) suit les personnes condamnées par la justice pour les aider à retrouver une place dans la société et ne pas récidiver. Le CPIP, ouvert aux autres, ne craint pas d'affronter des situations difficiles. Il est capable de travailler avec de nombreux partenaires. Fonctionnaire recruté sur concours, il suit une formation spécifique pendant 2 ans.

Tout déplier  

Aider le détenu en prison
À l'issue d'un emprisonnement, une personne doit pouvoir se réinsérer dans la société, retrouver sa famille, un logement, un travail... Pour cela, et pendant l'exécution de sa peine, le CPIP (conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation) va aider le prisonnier à maintenir un lien social. Par exemple, en gardant contact avec sa famille, en trouvant des cours par correspondance pour améliorer sa formation, en facilitant son accès aux soins.
Réinsérer le condamné à sa sortie
Lors de sa libération, le CPIP aide la personne condamnée à retrouver une place dans la société. Le CPIP a aussi pour mission d'accompagner le condamné dans le cadre de la prévention de la récidive.
Accompagner le condamné en milieu ouvert
Tous les condamnés ne vont pas en prison. Les condamnés aux travaux d'intérêt général sont en semi-liberté et placés sous surveillance électronique. Ils sont obligés de suivre une formation ou de se voir prodiguer des soins : c'est une période de probation pendant laquelle ils sont mis à l'épreuve. Le conseiller les reçoit régulièrement pour vérifier qu'ils respectent bien leurs obligations. Il les aide en cas de problèmes de santé, de logement, de réinsertion. Puis il rend compte au juge pour que la peine soit la mieux adaptée possible.

Fonctionnaire d'État
Recruté sur concours et formé à l'Enap (École nationale d'administration pénitentiaire), le CPIP est un fonctionnaire. Son emploi est garanti, et son salaire fixé par une grille indiciaire.
Au sein d'un SPIP
Le CPIP travaille au sein d'un SPIP (service pénitentiaire d'insertion et de probation), à compétence départementale, qui assure la cohérence entre la prise en charge et le suivi des condamnés, emprisonnés ou non. Les SPIP ont été créés en 1999.
En collaboration
Le CPIP travaille en lien étroit avec les autorités judiciaires, le directeur du centre pénitentiaire, les institutions (logement, emploi, santé, etc.), les collectivités territoriales, les associations, les réseaux d'employeurs... Cela lui permet de développer et de coordonner un réseau de partenaires, institutionnels et associatifs, qui facilitera la réinsertion ou la sortie de prison des condamnés.
En milieu fermé ou ouvert
Le CPIP peut travailler en milieu fermé ou ouvert. Dans le premier cas, il intervient directement en prison auprès des personnes incarcérées. Dans le second cas, il reçoit, dans son bureau, les personnes condamnées à des peines restrictives de liberté. Il peut aussi être affecté dans un service administratif.

Le concours d'accès au corps des conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation est ouvert aux candidats titulaires d'un bac + 2, mais la majorité des admis au concours sont titulaires d'un master 1 en droit. Ils suivent ensuite une formation de 2 ans à l'École nationale d'administration pénitentiaire d'Agen.

Cette formation est rémunérée (1566 euros net par mois) et dure 24 mois. Elle comprend des cours théoriques (droit et procédure pénale, réglementation pénitentiaire, sociologie, psychiatrie, criminologie...) et des stages pratiques (16 semaines) dans un centre pénitentiaire, un tribunal,

Un concours interne est également ouvert aux fonctionnaires et agents de l'État ou des collectivités territoriales, qui justifient de 4 ans de service public effectifs au 1er janvier de l'année du concours.

S'intéresser à tous les profils
Pour exercer ce métier, situé à la croisée de l'assistance sociale, de l'éducation et de la psychologie, il faut aimer le contact humain et s'intéresser aux individus pour les aider à s'en sortir. Et ce, quel que soit le profil du condamné : jeune délinquant mineur ou multirécidiviste... Prévenir la récidive est une tâche ambitieuse mais difficile. Il faut accepter de voir revenir régulièrement les mêmes personnes, sans pour autant penser qu'on a raté son objectif.
Garder une distance minimale
Prendre à coeur les problèmes des autres ne signifie pas non plus les absorber. Face à des condamnés très agressifs par exemple, le CPIP doit garder la bonne distance pour tenir un discours clair et apporter une aide efficace. Il doit aussi être en mesure d'entendre des choses très dures, d'affronter des personnalités difficiles ou des situations très émouvantes dans la journée. Il doit être capable de laisser ses préoccupations à son bureau avant de rentrer chez lui.
Savoir s'adapter
Le CPIP doit être capable de comprendre l'environnement social et la situation psychologique des personnes qui lui sont confiées. Il doit savoir travailler en équipe, mener des entretiens, faire preuve d'initiative...

Des concours avec peu de places
Le conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation est un fonctionnaire de catégorie B, recruté sur concours organisé par le ministère de la Justice. Le nombre de candidats tend à augmenter : autour de 5000 actuellement.
Promotion possible
Les personnels pénitentiaires d'insertion et de probation se composent de conseillers, de chefs de service et de directeurs pénitentiaires d'insertion et de probation. Le CPIP peut devenir DPIP (directeur pénitentiaire d'insertion et de probation) soit en passant un examen professionnel (après 4 ans d'ancienneté), soit par promotion (avec au moins 6 ans d'ancienneté). De DPIP, il peut ensuite progresser vers le poste de DFSPIP (directeur fonctionnel des services pénitentiaires d'insertion et de probation).
Salaire du débutant
1636 euros net par mois, primes comprises.

Source : ONISEP