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Fiche métier conducteur/trice routier/ère




Poids lourd, camionnette, véhicule léger... au volant de son véhicule du matin au soir, le conducteur routier a pour mission de livrer la marchandise en bon état et en respectant les délais impartis.


75 % des marchandises transitent par la route. Les besoins en professionnels qualifiés sont donc importants. Qu'ils travaillent dans un rayon de 150 km ou à l'international, les conducteurs routiers ont pour mission de livrer des marchandises en bon état et en respectant les délais impartis. Ils assument également des tâches techniques, administratives et commerciales. Résistance au stress, sens des responsabilités et esprit d'initiative sont indispensables. Malgré des horaires difficiles et des déplacements continuels, la grande liberté du métier attire.

Tout déplier  

De nombreuses responsabilités
Le conducteur routier cumule les responsabilités. Il veille sur les marchandises transportées et doit respecter les délais de livraison, superviser les opérations de chargement et de déchargement (voire y participer), et assurer l'entretien régulier du camion : vérifications, vidanges...
Des exigences administratives
Les fonctions administratives sont importantes. Il est impératif de tenir à jour les documents de bord, les bordereaux de livraison ou les papiers réglementaires pour les douanes ou la police.
Représentant de l'entreprise
En contact direct avec la clientèle, le conducteur routier devient le premier représentant de l'entreprise. La qualité de sa prestation et son sens du contact jouent donc un rôle clé dans la relation client puisque la fidélisation de ce dernier peut dépendre du comportement du routier.
Petite ou longue distance
L'activité varie avec le type de véhicule, la nature du fret et les distances à parcourir. Le grand routier ou conducteur " longue distance " se déplace en France et à l'étranger. Le conducteur " courte distance " effectue des trajets régionaux. Le livreur ou conducteur " messager " circule en ville ou sur de courtes distances.

Autonomie " contrôlée "
Seul maître à bord de son véhicule, le conducteur routier organise ses temps de pause, s'adapte au trafic, réagit aux imprévus. Dans une entreprise importante, son itinéraire est déterminé en collaboration avec le chef d'exploitation, tandis que les opérations de chargement et de déchargement se conforment aux directives du chef de quai. Dans une petite structure, il est placé sous l'autorité d'une seule personne.
Des contraintes
Le plaisir de rouler et l'autonomie ne doivent pas faire oublier les contraintes du métier. La vie itinérante peut s'accompagner d'horaires modulables, de travail de nuit et d'absences régulières du domicile. De même, les conditions de circulation parfois difficiles, quelle que soit la météo, compliquent encore l'exercice du métier.
Travail réglementé
Pour améliorer la sécurité, la réglementation européenne du travail impose des temps de conduite limités et des repos obligatoires. Les camions sont donc équipés d'un appareil de contrôle, le chronotachygraphe, qui enregistre les données relatives au transport (nombre de kilomètres, temps de conduite, vitesse...).

Pour exercer ce métier, il faut au moins avoir suivi un FIMO (formation initiale minimale obligatoire) de 140 heures et il est impératif de posséder le permis C . Ce dernier ne peut être obtenu qu'à l'âge de 21 ans et sous condition d'avoir le permis B. La FIMO permet au conducteur d'exercer son métier dans le respect de la sécurité et de la réglementation professionnelle. A noter : les titulaires d'un CAP ou d'un titres professionnel sont dispensés de FIMO . De même que l'âge requis pour l'obtention du permis C est de 18 ans dans le cadre d'une formation professionnelles de conducteur routier (exemple, CAP conducteur routier marchandises).

  • Formation initiale minimale obligatoire (FIMO) :   Elle s'effectue dans les centres de formation agrées par le préfet de région ;
  • CAP conducteur routier marchandises ;
  • CAP conducteur livreur de marchandises
  • Bac professionnel conducteur routier marchandises ;
  • Titre professionnel de conducteur(trice) du transport routier de marchandises sur tous véhicules (CTRMV)  délivré par le Ministère chargé de l'emploi (niveau V) ;
  • Titre professionnel de conducteur(trice) du transport routier de marchandises sur porteur (CTRMP) délivré par le Ministère chargé de l'emploi (niveau V) ;
  • Titre professionnel de conducteur(trice) livreur sur véhicule utilitaire léger (niveau V)

Bon pied, bon oeil
Il ne s'agit pas de s'endormir au volant ou de mal évaluer les distances. Une acuité visuelle d'au moins 15/10, une audition correcte et l'absence d'antécédents cardiaques sont ainsi des conditions nécessaires pour l'exercice du métier, contrôlées par un examen médical. Un bon équilibre nerveux, une capacité d'attention et des réflexes sont essentiels. Les travaux de manutention réclament en outre de la force physique.
Le sens du relationnel
Les employeurs apprécient les candidats ponctuels, courtois, qui présentent bien et qui ont le goût du relationnel. C'est un métier pour des jeunes qui aiment bouger et qui n'ont pas peur de prendre des responsabilités.
Attentif aux progrès techniques
Le conducteur routier effectue également des formalités administratives de base et doit pouvoir maîtriser les nouvelles technologies, telles que le système de guidage par satellite. Enfin, des connaissances en mécanique peuvent se révéler très utiles, et la pratique d'une langue étrangère constitue un atout dans l'exercice du métier.

L'international boudé
On compte environ 23 000 conducteurs routiers en France. Moins de 20 % d'entre eux travaillent à l'international et 3 déplacements sur 4 ont lieu dans un rayon de 150 km autour de l'entreprise. Les emplois sont essentiellement concentrés dans les PME (petites et moyennes entreprises). C'est un milieu plutôt masculin qui tend cependant à se féminiser.
Recrutement constant
75 % des marchandises transitent par la route. Même si un rééquilibrage vers le transport par rail est à prévoir dans les années à venir, le transport routier continuera à recruter. Le recours à l'intérim est important et va de pair avec l'augmentation des effectifs.
Spécialisation ou indépendance
Après avoir débuté avec des véhicules de petit ou de moyen tonnage, le routier peut passer aux gabarits plus lourds. Il peut aussi se spécialiser dans le transport de certains produits (dangereux, pétroliers, en citerne...). Autre possibilité : devenir indépendant avec une attestation de capacité professionnelle ou en justifiant d'une expérience dans la direction d'une entreprise de transport routier.
Salaire du débutant
À partir du Smic et jusqu'à 1800 euros brut par mois hors frais de déplacement.

Source : ONISEP