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Fiche métier paysagiste



Voilà longtemps que le paysagiste ne se contente plus de fleurir les carrefours. En véritable architecte des espaces verts, il modèle les villes et les campagnes. Faisant appel à sa créativité sans jamais perdre le sens des réalités, il s'efforce d'améliorer notre cadre de vie.

Ce concepteur de paysages est beaucoup plus proche de l'architecte ou de l'urbaniste que de l'entrepreneur qui réalise les espaces verts, ou du pépiniériste qui produit des végétaux. Dans les écoles délivrant le diplôme de paysagiste (DPLG), le dessin occupe d'ailleurs une place importante. Mais le paysagiste doit aussi être pragmatique et s'appuyer sur des connaissances scientifiques et techniques. C'est pourquoi plusieurs écoles d'ingénieurs préparent également à ce métier. Les débouchés ne manquent pas, même si les revenus ne sont pas toujours à la hauteur de l'investissement.

Tout déplier  

Le sens de l'esthétique
Le paysagiste est chargé de mettre en valeur notre environnement en créant ou rénovant des espaces verts, et d'opérer des transformations du paysage. Il exerce son activité en milieu urbain ou rural, et peut être consulté lors de la construction d'une autoroute ou de l'implantation d'une ligne TGV.
Un regard d'expert
Il apporte sa vision d'expert aux maîtres d'ouvrage qui commandent les travaux, aux élus et aux dirigeants des entreprises concernées. Il réalise l'analyse paysagère des sites afin de réaliser un diagnostic, et retient les solutions techniques les plus adaptées.
Des plans détaillés
Il peut intervenir de l'avant-projet (conception du paysage et directives) à la réalisation et au suivi du chantier. Il réalise les documents de préprojet et de projet finalisé sous forme d'images et de textes (croquis en perspective, plans d'aménagement, esquisses...)
Des tâches administratives
Le paysagiste élabore les documents administratifs utiles au projet (clauses particulières, règlement de l'appel d'offres, acte d'engagement...), précise les pièces techniques nécessaires (plans des terrassements, réseaux, irrigation, infrastructures, plantations...).

Indoor et outdoor
Le paysagiste exerce le plus souvent en bureau, mais il se déplace sur le terrain pour effectuer les relevés topographiques et explorer les lieux du projet. Selon l'organisation de l'entreprise qui l'emploie, on lui demande ou pas d'effectuer le suivi des travaux.
Un emploi du temps chargé
En général, les agences employant des paysagistes ne comptent pas plus de 10 salariés, et nombre de professionnels travaillent seuls ou à deux. Pas question de compter ses heures, à plus forte raison si l'on est à son compte. Un paysagiste qui exerce en libéral peut consacrer un tiers de son temps aux démarches commerciales, un autre tiers à la gestion, et le dernier tiers aux projets d'aménagement en eux-mêmes.
De nombreux partenaires
Sur les gros chantiers, le paysagiste collabore avec des architectes, des urbanistes et des ingénieurs. Pour la réalisation de jardins privés ou d'espaces verts, il va s'entourer de spécialistes en végétaux : horticulteurs, pépiniéristes, jardiniers, ouvriers paysagistes... Autrement dit, il lui faut entretenir tout un réseau de contacts.

Depuis la rentrée 2015, un diplôme d'Etat paysagiste (DE) remplace le diplôme de paysagiste DPLG (diplômé par le Gouvernement ). Il se prépare (en 3 ans).

Accès : concours pour les titulaires d'un bac + 2.

À noter : la possibilité d'exercer le métier de paysagiste avec un diplôme d'ingénieur spécialisé (délivré par l'Institut supérieur des sciences agronomiques, agroalimentaires, horticoles et du paysage spécialité paysage de Rennes, ou l'Institut supérieur d'agriculture, spécialité aménagement paysager de l'espace de Lille et Antibes).

Niveau bac + 5

  • DE paysagiste
  • Diplôme d'ingénieur spécialisé en paysage

Architecte d'espaces verts
Il maîtrise parfaitement les techniques de conception d'espaces verts et d'utilisation des végétaux. Des compétences en architecture, travaux publics, génie civil et horticulture sont utiles. Des connaissances en maçonnerie (murets), électricité (chauffage, éclairage), plomberie et hydraulique (dispositifs d'arrosage), voire mécanique sont parfois requises. La rédaction des documents demande de la rigueur. Il faut savoir utiliser les logiciels de DAO (dessin assisté par ordinateur).
Un esprit ouvert
La physiologie végétale et la botanique n'ont pas de secrets pour lui. Il s'imprègne des caractéristiques culturelles, historiques et sociales des espaces qu'il aménage. Il sait aussi composer avec les incertitudes liées à des milieux vivants.
Créatif, mais réaliste
Artiste dans l'âme, il n'en a pas moins les pieds sur terre. Dans ses projets, il tient compte de la nature des sols et du climat, mais aussi du budget. Il sait négocier avec un client pour emporter un marché. Quelques notions juridiques et la connaissance des procédures administratives peuvent également lui servir.

Une demande croissante
Le goût de plus en plus affirmé des citadins pour la nature explique l'essor de cette profession. Depuis une dizaine d'années, la loi impose que tout projet architectural soit accompagné de dessins et de photos précisant la façon dont le bâtiment va s'insérer dans son environnement immédiat. Du travail en perspective pour les paysagistes.
Privé, public et parapublic
Les paysagistes peuvent exercer à leur compte ou comme salariés dans des agences privées. La fonction publique offre également des débouchés. Autre piste à ne pas négliger : le secteur parapublic et les CAUE (conseils d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement), organismes départementaux créés à l'initiative des conseils généraux et présidés par des élus locaux.
De l'ingénieur à l'horticulteur
Le titre de paysagiste n'est pas protégé. Il regroupe des professionnels aux compétences diverses : de l'ingénieur agronome à l'horticulteur pépiniériste, du spécialiste du bureau d'études d'aménagement à l'installateur de terrains de sport et d'équipements de jeux.
Des revenus fluctuants
En libéral, les rentrées d'argent dépendent de la clientèle que le paysagiste a su se constituer et des marchés qu'il a pu décrocher. Dans les collectivités territoriales, les projets dépendent du budget de la structure.
Salaire du débutant
A partir de 1950 euros brut par mois.

Source : ONISEP