Vous êtes ici : Accueil Métiers et emplois Les fiches métiers Fiche métier

Fiche métier psychomotricien/ne



Réconcilier le patient avec son corps, tel est l'objectif du psychomotricien. Il utilise le jeu pour rééduquer l'instabilité, les tics nerveux ou les troubles de l'orientation dans le temps ou dans l'espace de ses patients. Un métier sérieux et ludique à la fois.

Le psychomotricien intervient dans la rééducation de troubles et dysfonctionnements moteurs chez des patients de tous âges. D'origine neurologique, psychiatrique ou somatique, ces troubles se manifestent par des tics, une mauvaise coordination motrice, de l'agitation, des difficultés d'attention et de concentration... Diverses techniques sont utilisées : jeux, exercices de relaxation ou de mémoire. L'objectif : aider les personnes à retrouver leur équilibre.

Tout déplier  

Mettre des mots sur les maux
Sur prescription et sous contrôle médical, le psychomotricien rééduque les troubles liés à des perturbations d'origine psychologique, mentale ou neurologique. La thérapie psychomotrice intervient sur des dysfonctionnements du mouvement et du geste : tics nerveux, agitation, difficultés de concentration ou de repérage dans l'espace et le temps, maladies psychosomatiques.
Poser un diagnostic
Le psychomotricien évalue les capacités psychomotrices de son patient et cherche à identifier l'origine de ses difficultés. Pour cela, il prend le temps de dialoguer avec lui. Il établit un projet de soins et anime les séances de rééducation motrice.
Rééduquer
En travaillant sur le corps, le psychomotricien favorise une évolution psychique chez le patient susceptible de lui apporter un meilleur équilibre. La rééducation proposée prend différentes formes : gymnastique, expression gestuelle, relaxation... Et s'adapte aux différents publics. Avec les plus jeunes : jeux de ballon, créations en terre, chansons, danses... Avec les plus âgés : activités d'équilibre, travail sur la mémoire. Chaque séance, individuelle ou collective, vise à procurer au patient une aisance gestuelle et une sensation de bien-être physique.

Surtout en centre de soins
Le psychomotricien intervient sur prescription médicale. Il travaille comme salarié dans les centres de rééducation et de réadaptation, les centres médico-psycho-pédagogiques, les centres de PMI (protection maternelle et infantile), les maisons de retraite, les centres d'aide par le travail, les services de psychiatrie...

L'activité libérale est possible, mais peu répandue : seuls 9 % des psychomotriciens ont choisi ce mode d'exercice.
Un travail d'équipe
Sa mission s'inscrit dans le projet global d'intervention établi pour un patient. Il travaille en étroite collaboration avec de nombreux professionnels de santé : médecins, psychologues, ergothérapeutes, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, infirmiers, éducateurs...
Des temps partagés
Il partage souvent son temps sur deux lieux de travail différents. Il peut, par exemple, assurer deux mi-temps : l'un dans un service hospitalier, l'autre dans un centre spécialisé ; l'un dans un centre médico-psycho-pédagogique, l'autre dans une maison de retraite. Sa pratique professionnelle s'en trouve diversifiée et enrichie. Les horaires sont réguliers, définis à l'avance en concertation avec l'équipe de soins.

Pour exercer ce métier, il faut être titulaire du diplôme d'État de psychomotricien. Il se prépare en 3 ans, en institut de formation. L'accès se fait sur concours, directement après le bac (1 année de préparation est souvent nécessaire), ou après la PACES (première année commune aux études de santé), une L1 STAPS ou une L1 sciences de la vie. A noter : les titulaires d'un autre diplôme du paramédical, d'une licence de psychologie ou d'une licence STAPS, notamment,  peuvent accéder à la 2e année de la formation conduisant au DE, sous réserve d'avoir réussi un examen spécial.

    Niveau bac + 3 (reconnu bac + 2)
  • Diplôme d'État de psychomotricien

De l'imagination
Le psychomotricien met au point toutes sortes d'activités physiques pour favoriser les mouvements, les gestes et l'expression corporelle. Il fait preuve d'imagination et conçoit des exercices de rééducation « à la carte » pour chacun de ses patients.
Plusieurs cordes à son arc
Le psychomotricien utilise tous les outils de communication à sa disposition : informatique, vidéo... Il a également recours aux arts plastiques, à la musique, au théâtre, à la danse... Il recherche en permanence des solutions et des techniques novatrices pour répondre au mieux à la diversité des troubles et des patients qu'il doit rééduquer.
Écoute et dialogueDe la patience, de l'écoute et du tact sont nécessaires pour obtenir l'adhésion active du patient et donc de meilleurs résultats. Surtout quand le psychomotricien soigne les troubles moteurs de jeunes enfants. Un solide équilibre (personnel et émotionnel) est également indispensable pour exercer ce métier dans de bonnes conditions. Face à des patients fragilisés, en difficulté avec leur corps, une attention bienveillante est de mise. La réussite d'une thérapie psychomotricienne repose aussi sur la qualité des entretiens préliminaires à la rééducation.

Sans souci côté emploi
À ce jour, on compte environ 11 000  psychomotriciens en exercice. Les jeunes diplômés sortant des instituts de formation ne rencontrent guère de difficultés pour trouver un emploi.
Des passerelles pour évoluer
Après une expérience professionnelle de quelques années, les psychomotriciens peuvent préparer en 1 an le diplôme de cadre de santé qui leur permettra d'enseigner ou d'encadrer un service hospitalier. Ils peuvent aussi utiliser les passerelles qui ont été établies avec des métiers proches. Les titulaires du diplôme de psychomotricien sont ainsi autorisés à rejoindre directement la 2e année de préparation au diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute et au diplôme d'État d'ergothérapeute.

Se spécialiser

La plupart des psychomotriciens poursuivent leur carrière dans leur domaine. Certains choisissent de se spécialiser sur des techniques particulières. Très riche et diversifiée, l'offre de formation continue permet aux professionnels d'élargir leurs compétences.
Salaire du débutant
A partir du Smic  (pour salarié de la fonction publique).

Source : ONISEP