Vous êtes ici : Accueil Métiers et emplois Les fiches métiers Fiche métier

Fiche métier accompagnateur/trice de tourisme équestre



Du deux en un ! Cavalier émérite et animateur, l'accompagnateur de tourisme équestre transmet sa passion de la nature le temps d'une sortie à cheval. Et, à chaque fois, il adapte le parcours à sa clientèle.

Bon cavalier, l'ATE (accompagnateur de tourisme équestre) prépare les chevaux et le matériel, et assure les soins. Guide, il organise et conduit des sorties sur des itinéraires identifiés, en fonction de ses clients (enfants, adultes, personnes handicapées). Il fait découvrir aux touristes tous les aspects (écologique, historique, économique...) des régions traversées. Il travaille surtout entre mai et septembre, mais peut occuper un plein temps dans les centres équestres.

Tout déplier  

Organiser des sorties
L'ATE (accompagnateur de tourisme équestre) encadre un groupe de cavaliers amateurs durant un ou plusieurs jours. Avant le départ, il choisit un itinéraire bien identifié, celui qui sera le plus adapté au niveau du groupe. Puis il prévoit les étapes et le rangement du matériel sur place. En cas de sortie sur plusieurs jours, il peut gérer l'hébergement des cavaliers et de leurs montures.
Miser sur le bon cheval
L'ATE sélectionne les chevaux en fonction du profil des cavaliers et les prépare. Puis il vérifie et règle le matériel (harnachement, selles...). Il constitue les trousses de secours, indispensables en cas d'accident. En route, il tient compte des difficultés éventuelles des cavaliers et des chevaux, tout en respectant les consignes de sécurité propres aux sorties équestres.
Faire découvrir la nature
En plus de sa passion du cheval, ce guide est l'animateur idéal pour découvrir à son rythme les régions traversées. Pédagogue et à l'écoute du groupe, il parle aussi bien de la faune, de la flore que du climat, de l'architecture, de la culture ou de l'économie locale. Entre les randonnées, l'ATE participe à l'entretien des écuries et aux soins des chevaux.

Aux beaux jours
À la haute saison, entre avril et septembre, l'accompagnateur de tourisme équestre ne connaît pas les 35 heures hebdomadaires. Loin de là. Il essaie de répondre à toutes les demandes pour compenser la baisse de revenus de l'hiver. Histoire aussi de fidéliser la clientèle. Il apporte un soin particulier au dressage de ses chevaux pour les rendre compatibles à toutes les montes, tous les cavaliers, quel que soit le climat.
Diversifier ses compétences
Avec l'émergence du tourisme attelé, l'ATE peut évoluer vers le métier de meneur-accompagnateur de tourisme équestre. De cavalier, il devient conducteur d'un véhicule tracté par des chevaux (une calèche, par exemple). Les formules sont variées : simples promenades, circuits, étapes en gîte équestre...

L'ATE peut aussi devenir moniteur d'équitation. Dans ce cas, il forme ses élèves aux techniques de base de l'équitation.

Plusieurs voies d'accès existent pour devenir accompagnateur de tourisme équestre. Le BAPAAT (brevet d'aptitude professionnelle d'assistant animateur technicien) option loisirs de pleine nature, spécialité randonnée équestre et le CQP (certificat de qualification professionnelle) animateur soigneur assistant mention tourisme équestre ne permettent pas un exercice autonome. Leurs titulaires doivent travailler sous la direction d'un guide doté du titre d'accompagnateur de tourisme équestre de la FFE (Fédération française d'équitation), ou du BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport) spécialité éducateur sportif mention activités équestres, ou encore du CQP organisateur de randonnées équestres.

    Après la 3e
  • Titre d'accompagnateur de tourisme équestre de la FFE
  • CQP animateur soigneur assistant mention tourisme équestre
  • CQP organisateur de randonnées équestres
    Niveau bac
  • BPJEPS spécialité éducateur sportif mention activités équestres

Cavalier du dimanche, s'abstenir
Évidemment, l'ATE est d'abord un bon cavalier. Pour pouvoir exercer, il doit justifier d'un certain niveau en équitation (galop 5) et d'une certaine expérience des promenades à cheval. Il doit aussi savoir s'occuper des chevaux avant, pendant et après les sorties.
Écouter et se faire écouter
Pour gérer des groupes d'âges et de niveaux différents, l'ATE doit évaluer les performances de chacun. Il doit aussi créer une ambiance conviviale. Dans certains cas, la maîtrise d'une langue étrangère est recommandée. Il sait aussi s'imposer comme leader pour éviter tout accident... humain ou animal.
L'ambassadeur du terroir
L'ATE sait valoriser les paysages qu'il traverse avec ses clients afin de les inciter à revenir dans la région. Il possède une bonne culture générale, régionale et locale. Des connaissances en écologie sont aussi les bienvenues pour sensibiliser les publics au respect de la nature.

Il possède un solide sens de l'orientation et connaît parfaitement les itinéraires empruntés.

Le secteur a le vent en poupe
Le tourisme équestre connaît une expansion lente, mais sûre. Aussi, le nombre d'accompagnateurs de tourisme équestre ou de guides croît.
Le secteur se féminise
Autrefois monopolisée par les hommes, la profession d'ATE s'est largement ouverte aux femmes, au point qu'elles représentent aujourd'hui pas moins des deux tiers des professionnels sur le terrain. À considérer comme un revenu d'appoint, plutôt que le salaire principal du foyer, en raison de la saisonnalité de l'exercice.
Le secteur permet d'évoluer
Après avoir exercé en tant qu'accompagnateur, ce professionnel peut devenir instructeur ou professeur d'équitation, maître randonneur, formateur de futurs professionnels... Dans tous les cas, il doit passer le diplôme correspondant à l'activité souhaitée et justifier d'une certaine expérience.
Salaire du débutant
A partir du Smic.

Source : ONISEP