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Fiche métier archéologue



L'archéologue est un spécialiste des " choses " anciennes. C'est un chercheur qui étudie les traces laissées par l'homme depuis la Préhistoire. Ses découvertes permettent de mieux connaître et comprendre les modes de vie des sociétés du passé.

L'archéologue est un scientifique qui étudie les traces laissées par l'homme depuis la Préhistoire. À partir des vestiges matériels qui subsistent, il reconstitue les sociétés du passé dans toutes leurs composantes : vie quotidienne, évolution des espèces, modifications des paysages, changements climatiques, etc. L'archéologue travaille en équipe, avec des spécialistes de différentes disciplines, sur le terrain et en laboratoire. Ce métier exige une formation universitaire de haut niveau.

Tout déplier  

Un travail de terrain
L'archéologue acquiert l'essentiel de sa documentation à travers des travaux de fouille. Il met au jour des vestiges des temps les plus reculés, qui deviennent des objets de sciences, pour reconstituer la manière dont était occupé le territoire, quelles étaient les activités des hommes, leurs modes de vie et leurs comportements sociaux.
Interpréter les traces du passé
Sépultures, tessons d'amphores, éclats de métal, empreintes, pollens... ces indices sont analysés en laboratoire par l'archéologue. Il fait appel à d'autres spécialistes selon la nature des vestiges : anthropologue, physicien chargé de la datation, zoologiste, botaniste, etc. Les études post-fouilles sont les étapes de lavage des objets, de tri, d'analyse de chaque élément trouvé. Ces indices sont regroupés pour élaborer des hypothèses et rédiger un rapport final des opérations effectuées.
Diffuser ses recherches
L'archéologue diffuse le résultat de ses recherches par le biais de publications, de conférences et d'expositions. Il peut aussi participer à la mise à jour de la carte archéologique nationale. Il travaille sur un SIG (système d'information géographique) en utilisant des logiciels cartographiques.

En urgence ou à long terme
Les opérations archéologiques sont de 2 types : l'archéologie préventive (90 % des cas), liée à l'aménagement du territoire et réalisée uniquement par des professionnels, et l'archéologie programmée à partir de thèmes de recherche précis, souvent réalisée pendant plusieurs années. Ainsi, depuis une dizaine d'années, on recherche les vestiges du phare d'Alexandrie en Égypte.
Du laboratoire au chantier
Une recherche documentaire précède l'ouverture d'un chantier. Ensuite, l'archéologue organise les fouilles : il repère les anomalies de terrain, trie, répertorie, analyse et date les objets découverts, guide les engins de fouille (pelle mécanique, par exemple), dresse le plan du site, etc. Les fouilles peuvent concerner des sites en France comme à l'étranger.
Un travail d'équipe
L'archéologue appelle la collaboration de nombreuses disciplines scientifiques complémentaires les unes des autres : le palynologue (pollens), le carpologue (couvert végétal ancien, climat), le céramologue (poteries). Enfin, il rédige un rapport de fouille, accompagné de dessins et de photos. Le but de la recherche est la publication. C'est la synthèse de toutes les informations recueillies sur le terrain et en laboratoire.

L'archéologue est diplômé d'un master (bac+5) avec une très bonne maîtrise des langues. Le doctorat (bac + 8)  permet de devenir chercheur, au CNRS ou à l'Inrap, ou enseignant-chercheur à l'université.

    Niveau bac + 5
  • Master mention archéologie, sciences pour l'archéologie
    Niveau bac + 8
  • Doctorat en archéologie

Chercheur et chef d'équipe
Scientifique au contact de la recherche et du terrain, l'archéologue travaille avec une équipe pluridisciplinaire. Il doit être apte à conduire des projets, à animer et à organiser le travail d'une équipe en respectant les contraintes techniques, de sécurité et de délais, notamment pour les fouilles préventives.
Chef de chantier
Sur le terrain, il devient le chef de chantier pour l'organisation des fouilles en extérieur, par tous les temps et sous différents climats. En bonne santé physique, il doit aimer le travail manuel et ne pas avoir peur de manier différents outils selon la nature et l'avancée des fouilles : de la pelle mécanique au pinceau. Il doit faire preuve de patience et de minutie.
Rigueur, patience et communication
Après la fouille de terrain, l'archéologue doit nettoyer, inventorier, comptabiliser, recoller, dessiner les vestiges. Il doit faire preuve d'une grande capacité d'observation et d'imagination pour faire parler les découvertes. Il utilise des logiciels de modélisation et de simulation pour étayer ses hypothèses. Son esprit de synthèse l'aidera à rédiger un rapport détaillé. Ses résultats de recherche sont ensuite communiqués à d'autres chercheurs, nationaux et internationaux, mais aussi à différents publics, spécialisés ou non.

Principal employeur : l'État
On compte environ 3 000 archéologues professionnels, dont près de 50 % travaillent pour l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives). Les services régionaux de l'archéologie, ainsi que certains départements et communes, emploient des fonctionnaires. Un archéologue peut exercer en tant qu'enseignant-chercheur à l'université, chercheur au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) ou encore conservateur dans un musée. Les fouilles peuvent également être confiées à des sociétés privées agréées.
Des postes au compte-gouttes
Ce métier est difficile d'accès. Pour la fonction publique, les recrutements se font par voie de concours. En 2011, le concours d'entrée à l'INP (Institut national du patrimoine) offrait 5 postes de conservateur du patrimoine avec la spécialité archéologie (1 pour l'État et 4 pour les collectivités territoriales). Après la réussite au concours, les lauréats sont formés pendant 18 mois.
Initiation bénévole
La participation à un chantier de fouilles constitue la meilleure initiation à l'archéologie. Certains chantiers recrutent des fouilleurs bénévoles et de nombreux amateurs. Le ministère de la Culture diffuse chaque année, au mois d'avril, la liste nationale des chantiers ouverts aux bénévoles.
Salaire du débutant
2200 euros brut par mois.

Source : ONISEP